Le 29 janvier 2003 à Phnom Penh et à l’ambassade de la Thaïlande, les violences qui ont abouti à l’incendie de l’ambassade ont été à la fois choquantes et inattendues.
Les émeutes ont non seulement infligé d’importants dommages aux biens appartenant à des Thaïlandais, mais ont également mis à rude épreuve les relations entre la Thaïlande et le Cambodge.
Le Cambodge, victime collatérale de la guerre du Viêt-Nam et qui finira par être submergé par la vague des Khmers Rouges à Phnom Penh.
Le guerre du Vietnam qui aura impliqué indirectement ou directement le Cambodge Entre 1963 à 1970 Cambodge a été massivement bombé par les américains dans la zone Est du pays soupçonné d’une présence des soldats vietscongs.
Ces bombardements avait un tonnage pratiquement aussi élevé du tonnage total des bombardements larguées durant la seconde guerre mondiale.
Cette opération surnommée « Menu » a été opéré à la demande du nouveau président américain Richard Nixon et du futur prix Nobel de la paix Henry Kissinger.
Pendant l’opération, l’aviation des États-Unis effectue 3 875 sorties et largue 108 000 tonnes de bombes sur le Cambodge, sans déclaration de guerre selon Wiki.
D’autre sources chiffrent cela à 539 129 tonnes.
Autrement dit, de manière totalement illégale.
Puisque en cette période également, il faut noter que le Cambodge était neutre.
Le dirigeant américain Nixon mentait sur l’impact des bombardements au Vietnam
Nixon aurait « mentit » sur l’impact des bombardements au Vietnam en 1972 sur l’impact réel des bombardements sur le Vietnam, en pleine campagne pour sa réélection, d’après une note secrète dévoilée dans un nouveau livre d’un des journalistes à l’origine du scandale du Watergate.
Dans l’une de ces notes de janvier 1972, rendue publique par le Washington Post, le Président M. Nixon enrage auprès de son conseiller à la sécurité nationale, Henry Kissinger, de l’impact «nul» d’années de bombardements américains sur le Nord-Vietnam, le Laos et le Cambodge.
Carte indiquant les zones bombardées du côté EST du Cambodge proche de la frontière vietnamienne.
Pour être plus précis, le Cambodge, le Laos et le le Vietnam ont reçu, à partir de 1965 sous la présidence de Lyndon Johnson, puis sous celles du président Richard Nixon au moins autant de bombes que le tonnage total de celles larguées sur l’Europe par les Etats-Unis et le Royaume-Uni pendant la seconde guerre mondiale soit 2 756 941 tonnes visant 13 000 villages lors de 230 516 sorties aériennes sur 113 716 sites autant que les 2 770 540 de tonnes de bombes larguées sur l’Europe durant toute la seconde guerre mondiale.
Le nombre de morts de civils cambodgiens et de Khmers rouges causés par les bombardements américains est contesté et difficile à démêler de la guerre civile cambodgienne au sens large.
Les estimations du nombre total de victimes vont de 30 000 à 500 000.
D’autres sources indiquent plus de 700 000.
Il faut aussi prendre en compte les dommages collatéraux : famine, blessure, habitat détruire, agriculture détruite…
Les Khmers Rouges une créature indirecte des américains
L’intervention américaine au Cambodge plus en particulier les bombardements massifs) aurait finalement contribué au renforcement du mouvement khmer rouge, dont les effectifs passèrent de 4 000 en 1970 à 70 000 hommes en 1975 et à leur prise du pouvoir.
La plupart des Khmers Rouge ont été recruté pour l’une des raison : Se venger de américain et des pays occidentaux.
L’Agent orange déversé au Cambodge?
Pendant la guerre américaine au Vietnam, des millions de gallons de défoliant Dioxin, également connu sous le nom d’agent orange, ont été déversés dans la campagne vietnamienne.
Le produit chimique, et d’autres similaires, ont été pulvérisés dans le cadre de l’opération Ranch Hand, qui a eu lieu entre 1962 et 1971.
Le but officiel de l’opération était de tuer les arbres et les cultures, privant les soldats de la guérilla Viet Cong de couvert forestier et de sources de nourriture.
La conséquence involontaire, cependant, a été l’exposition de 4 millions de citoyens vietnamiens à un produit chimique que personne ne comprenait parfaitement, et qui a maintenant été liée à de graves malformations congénitales chez les enfants et petits-enfants des personnes exposées.
Washington aurait officiellement admis les effets à long terme de l’utilisation de la dioxine au Vietnam, mais a largement contourné le problème au Cambodge et au Laos voisins.
On peut prendre l’exemple de Dauk, 24 ans, fait partie de plusieurs personnes vivant dans des villages frontaliers du sud-est du Cambodge qui, bien qu’elles soient nées dans des familles sans antécédents de malformations, sont sorties de l’utérus avec des défauts tels que des membres manquants ou raccourcis, des croissances anormales de la tête et des troubles du développement.
Ces difformités, précédemment rapportées par le Phnom Penh Post, n’apparaissent que chez les personnes nées après 1970 l’année où les anciens disent que les États-Unis ont pulvérisé des parties de leur village, situé à environ un mile de la frontière du Cambodge avec le Vietnam, avec une poudre qui a irrité leur yeux et tué les plantes environnantes.
Les résidents et certains chercheurs disent maintenant que cette poudre était probablement l’agent orange, le défoliant préféré de la guerre du Vietnam à base de dioxine aux États-Unis, qui, selon les scientifiques, provoque le cancer et les maladies cardiaques chez les personnes directement exposées et un éventail de malformations congénitales chez leurs descendants.
Contrairement à la pulvérisation généralisée d’herbicides au Laos et au Sud-Vietnam pendant une longue période, un cas de défoliation au Cambodge a entraîné un incident international majeur.
Cette attaque a eu également lieu contre des plantations d’hévéas appartenant à la France et au Cambodge dans la province de Kampong Cham du 18 avril au 2 mai 1969, à une époque où les États-Unis n’avaient pas de relations diplomatiques avec le gouvernement de l’époque, le prince Norodom Sihanouk.
Les dommages causés étaient importants.
Les bombardements américains d’il y a 50 ans façonnent toujours l’agriculture cambodgienne. Les agriculteurs évitent les zones fertiles dont la terre molle peut contenir des munitions non explosées Via #Economist
Le gouvernement américain et des équipes d’inspection indépendantes ont confirmé que 173 000 acres avaient été pulvérisées (7% de la province de Kompong Cham), dont 24 700 gravement touchées.
Les plantations d’hévéas représentaient environ un tiers du total du Cambodge et représentaient une perte de 12% des recettes d’exportation du pays.
Le Cambodge était officiellement neutre pendant la guerre du Vietnam, bien que la partie orientale de son territoire ait été sujette à l’infiltration à la fois par les forces spéciales américaines (« opération Daniel Boone ») et les guérilleros sur les parties sud du sentier Ho Chi Minh.
Cependant, aucun herbicide n’a été admis à être utilisé et les opérations américaines à grande échelle au Cambodge ne commenceront pas avant l’invasion secrète d’avril 1970.
Les preuves disponibles indiquent Air America, le principal entrepreneur aérien de la CIA.
Une fois que l’étendue des dégâts à Kampong Cham est devenue évidente, les autorités cambodgiennes ont déposé une plainte officielle auprès des États-Unis.
Ce n’était pas la première fois.
Le Cambodge avait fait des allégations de guerre chimique contre les États-Unis à partir de 1964; lorsqu’une réponse américaine était donnée, c’était toujours pour nier que des attaques avaient eu lieu.
Un missionnaire américain qui était au Cambodge à l’époque note: cependant, le mécanisme d’indemnisation des agriculteurs pour les dommages causés par les pulvérisations semblait bien établi et courant, ce qui suggère que des incidents similaires s’étaient produits auparavant.
Des traces de l’Agent Orange à Svay Rieng
La province de Svay Rieng proche de la frontière vietnamienne.
La province cambodgienne de Svay Rieng est aux premières loges du conflit entre le Viêt Nam et les États-Unis.
« Officiellement », elle n’a jamais été la cible de ces arrosages de défoliants qui visaient à déloger l’ennemi des forêts au Viêt Nam et au Laos.
Mais certains de ces villageois cambodgiens portent les stigmates de ce que leurs grands-parents ont ingéré à l’époque.
L’agent orange ou dioxine induit des changements épigénétiques, explique la directrice de l’ONG américaine War Legacy Project.
Mais aux reporters du Phnom Penh Post, elle rappelle la difficulté de prouver scientifiquement le lien entre ces herbicides et les malformations.
La directrice de l’ONG évoque aussi le contexte diplomatique actuel : les États-Unis nient encore le lien entre agent orange et malformations congénitales, hormis les cas de spina bifida.
Les archives officielles du gouvernement américain de l’opération Ranch Hand montrent que les missions de pulvérisation d’herbicides ont traversé la frontière dans la province de Svay Rieng au Cambodge, bien que très peu de recherches aient été effectuées sur les effets.
M. Pov Soun, chef du village de Svay Ta Plauk, était alors un soldat d’une vingtaine d’années, en poste dans le district voisin de Svay Tiep témoigne.
« Trois avions ont fait une embardée au-dessus de nous, plongeant, et nous avons vu de la poudre blanche couler hors des avions », se souvient M. Soun. « Nous nous cachions dans des tranchées creusées. À environ 500 mètres de nous, nous avons vu le jet. si blanc », dit-il.
« Nous ne savions pas ce que c’était exactement, mais d’après nos hypothèses, personne n’a jamais jeté d’eau, juste des produits chimiques. »
M. Soun a déclaré que le produit chimique n’avait pas d’odeur, mais que les avions ressemblaient à des vêtements déchirés. Immédiatement après avoir pulvérisé la zone, des bombes ont été larguées.
« Les arbres ont brûlé », a déclaré M. Soun, expliquant que le village avait été évacué avant les pulvérisations et qu’aucune personne n’a été autorisée à revenir pendant plus d’un mois.
En tout cas à ce jour officiellement l’Agent Orange n’a pas été envoyé sur le Cambodge.
En tout cas pour l’instant, seuls des témoins oculaires pour attaquer mettent en évidence des enfants déformés.
L’agent orange est un herbicide et un produit chimique défoliant , l’un des herbicides arc-en-ciel à «usage tactique» . Ce produit utilisé comme arme de guerre, il est largement connu pour son utilisation par l’armée américaine dans le cadre de son programme de guerre herbicide, Operation Ranch Hand, pendant la guerre du Vietnam de 1961 à 1971.a
Voici des images rare de l’intervention de l’armée vietnamienne. Première intervention le 25 décembre 1978 et chute des Khmers Rouges à Phnom Penh le 7 janvier 1979.
Les Khmers rouges s’opposent à la volonté hégémonique et expansionniste des Vietnamiens sur les pays de la région, et visent à récupérer le territoire du Kampuchéa Krom, que la plupart des khmers considèrent comme le berceau de leur peuple.
Au cours des années du pouvoir des Khmers Rouges; plusieurs attaques vont avoir lieu sur le frontière vietnamienne.
Malgré les combats, les dirigeants du Vietnam aurait tenté de réunifié et du Kampuchea ont procédé à plusieurs échanges diplomatiques publics tout au long de 1976 pour mettre en évidence les relations prétendument fortes entre eux.
Cependant, dans les coulisses, les dirigeants kampuchéens ont continué à craindre ce qu’ils percevaient comme un expansionnisme vietnamien.
Par conséquent, le 30 avril 1977, les Khmers auraient lancé une autre attaque militaire majeure contre le Vietnam.
Choqué par l’assaut kampuchéen, le Vietnam a lancé une frappe de représailles à la fin de 1977 pour tenter de forcer le gouvernement kampuchéen à négocier.
L’armée vietnamienne s’est retirée en janvier 1978, même si ses objectifs politiques n’avaient pas été atteints; les Khmers rouges sont restés peu disposés à négocier sérieusement.
Les combats à petite échelle se sont poursuivis entre les 2 pays tout au long de 1978, alors que la Chine tentait de négocier des pourparlers de paix entre les deux parties.
Cependant, les deux gouvernements n’ont pas pu parvenir à un compromis.
À la fin de 1978, les dirigeants vietnamiens ont décidé de destituer le gouvernement du Kampuchéa démocratique dominé par les Khmers rouges, le percevant comme pro-chinois et hostile au Vietnam.
C’est le 25 décembre 1978, les troupes vietnamiennes entrèrent à Phnom Penh, la capitale du Cambodge. Elles renversèrent le régime de Pol Pot et mirent à la place un régime ami de Hanoi.
Cette invasion répond aux sanglantes incursions des Khmers rouges sur leur territoire tout au long de l’année.
Quand le New Tork Time annonce que le Vietnam entre dans Phnom Penh en 1979
Près de 150 000 troupes vietnamiennes et 30 bataillons du Front Uni National de Salut du Kampuchéa (FUNSK) envahissent le territoire cambodgien et écrasent l’Armée révolutionnaire du Kampuchéa en seulement deux semaines.
Le 8 janvier 1979, la République populaire du Kampuchéa, pro-vietnamienne, est créée. C’est le début d’une grande occupation par le Vietnam qui va durer plus de 10 ans.
Lors de leur première intervention, ils avaient rasé, brûlé toutes les maisons des villages, violant les femmes et tuant leurs enfants. Ils avaient emmené tous les habitants et piller tout ce qu’il y avait de bon sur le passage : moteur, riz..
Les soldats vietnamiens avaient reçu l’ordre d’occuper les terres abandonnées et d’y faire venir leur famille pour les coloniser.
Mais, les Vietnamiens avaient riposté violemment, infligeant à leur tour de lourdes pertes.
Malgré une cuisante défaite les Khmers Rouges avaient pu se replier vers les camps de réfugiés, au nord-ouest du pays proche de la Thailande.
Très rapidement ils avaient réorganisé une armée, avec le soutien de la Chine et des pays occidentaux comme les Etats-Unis et le Royaume-Unis.
Une bataille entre les Khmers Rouges et l’armée vietnamienne qui va durer plus de 10 ans jusqu’à la signature des Accords de Paix de Paris en 1991.
Le livre Noir : Faits et preuves des actes d’agression et d’annexion du Vietnam contre le Kampuchea », publié par le Département de la Presse et de l’Information du Ministère des Affaires Etrangères du Kampuchea Démocratique, 1978.
Il existe plusieurs éditions du Livre noir.
Édition Phnon Penh. Septembre. 1975. 116 pages.
Édition de Paris. Janvier. 1979. E-IOO Edition du Centenaire. S7pages. Contrairement à ce qu’il prétend. cette édition n’est pas «la reproduction intégrale» de la première. Plusieurs phrases ont été omises ou tronquées.
Édition en langue anglaise: Livre noir: faits et preuves des actes d’agression et d’annexion du Vietnam contre le Kumpuchea (New York: réimpression [sic] Foreign Affairs of Democratic Kampuchea, sept. 1975). Disponible à partir de GK Ram. pa Box 5X57.Grand Central Station. New York. NY 100 17. LSA. pour 52,95.
Là où il y a un conflit. ou la version anglaise semblait inférieure pour quelque raison que ce soit. le texte français a été retraduit.
Des divergences majeures sont notées dans le texte de certaines versions des livres.
Le nom «Parti communiste du Kampuchea» est toujours cité en entier dans la version anglaise: dans la version française, il a souvent été abrégé en «CPK».
Il y a également l’édition sous le nom de « The ingratitude of the crocodiles; the 1978 Cambodia « Black Paper » par Serge Thion, professeur au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) de 1971 à 2000, il fut accusé d’avoir « remis en cause l’existence de crimes contre l’humanité »
Le livre noir a également été évoqué aux Chambres Extraordinaires au sein des Tribunaux Cambodgiens à Phnom Penh lors du procès-verbal de Richard Dudman, l’un des seuls journalistes occidentaux avoir rencontré Pol Pot en personne.
Le livre a été réédité plusieurs fois, et la plupart de la raison des rééditions sont purement et simplement politiques c’est la raison pour laquelle il faut prendre les informations du livre avec analyse et recul.
Aujourd’hui nous n’avons aucune certitude où trouver les textes originaux écrits par le ministère des affaires étrangers du Kampuchea Démocratique en 1978 (Khmer Rouge).
En tout cas ce livre noir est l’un des seuls documents rares où les Khmers Rouges s’expriment pleinement et communiquent et donnent leur version des faits.
Car il faut savoir qu’il était très rare que les cadres Khmers Rouges détaillent leur plan.
Ce livre, publié fin 1978 par le ministère des affaires étrangères du Kampuchea Démocratique, se veut un pamphlet visant à démontrer que l’hostilité de l’époque entre Cambodge et Vietnam n’est que le dernier avatar de l’expansionnisme Vietnamien, dont la finalité n’est autre que l’absorption du Cambodge et la disparition totale des khmers (par génocide ou ethnocide).
Ce document est un élément essentiel dans la compréhension de la dérive ultranationaliste du régime Khmer Rouge, mais est très difficilement trouvable.
L’influence de ce livre est très conséquente sur certains groupes politiques khmers actuels; en particulier, il semble qu’une des explications du mot Cochinchine (Co Chin Xin, Mademoiselle Chin demande) soit issue de ce livre. Au demeurant, cette explication se retrouve actuellement abondamment reprise (tant il est vrai que l’origine du terme cochinchine est peu clair sachant surtout qu’il désigne à l’origine l’empire Nguyen, qui ne se limite aucunement au delta du Mékong).
Le Cambodge figure parmi l’un des pays au monde les plus corrompus et les plus pauvre de l’Asie du Sud Est.
Qui dit pauvreté et corruption cela mène à une facilité à faire du trafic en tout genre, notamment la pédophilie, c’est ce que nous allons voir dans cet article.
Un certain dénommé Bruno Mercier, ancien militaire, témoignage d’une certaine réalité d’un réseau français puissant en terme de pédophilie et de trafic d’humain en tout genre : viol, meurtre, snuff film, torture sur des enfants…
Pour ces réseaux très puissants présents dans les pays comme au Cambodge qui vit encore une instabilité, il est très facile pour eux d’acheter le silence des fonctionnaires ou même de l’État.
On parle de franc-maçon, d’une éventuelle complicité avec l’Ambassade de France au Cambodge et d’entreprises françaises.
Comme on dit très souvent : Le malheur des uns fait le bonheur des autres.
Réseau pédophile au Cambodge. La pauvreté, la corruption, l’instabilité…a qui profite la misère ?
Selon plusieurs témoignage dont celui de Bruno Mercier.
On sait que le pays attire beaucoup les pédophiles occidentaux, qui peuvent s’y payer un enfant pour à peine quelque dollars.
Apparemment, certains de ces pédophiles se font coincer par la mafia française qui les fait chanter, ou les recrute dans un gros réseau pédophile installé en Asie et en Europe.
Au Cambodge, les pédophiles sont au paradis.
Il est très facile d’y trouver un enfant des rues pour nuit, à 5$ à peine.
Ravagé par la guerre pendant plus de 20 ans jusqu’aux Accords de Paix, ce pays a commencé à s’ouvrir au milieu des années 90, quand la guerre a pris fin.
A ce moment-là, il y avait dans le pays plusieurs dizaines de milliers de prostituées mineures sur plus de 50.000 recensées dans le pays entier, et 25.000 enfants abandonnés trainaient dans les rues de Phnom Penh, la capitale.
Le trafic d’enfants n’y a jamais cessé et continue encore aujourd’hui, mais heureusement, se dit-on, des ONG luttent contre ce fléau.
Le témoignage de Bruno Mercier
Il explique qu’une société tenue par des français mais de droit cambodgien, appelée Triangle Holding, avait des activités très louches.
Alors que cette boîte disait aider les enfants en tant qu’ONG et publier des journaux, Mr Mercier ce serait aperçu qu’elle employait une dizaine de policiers pour constituer des dossiers sur des pédophiles occidentaux, afin de les faire chanter ensuite et de les enrôler ainsi dans un vaste réseau pédophile en Europe.
Il dit avoir partagé un repas avec le directeur de Triangle et un ancien policier, au cours duquel il a été question « de monter » un chantage contre TOTAL Birmanie.
Les chantages pouvaient toucher n’importe qui à partir du moment où il y avait de l’argent à récupérer.
Des journalistes français de passage au Cambodge pour des reportages pouvaient aussi se faire coincer de la même manière.
Ensuite, la mafia leur demandait de diffuser dans leurs médias respectifs des infos sur des pédophiles qu’elle avait filmés en présence de mineurs, ou sur lesquels elle avait un dossier compromettant.
Des occidentaux, diplomates, cadres de grands groupes et même des anonymes se sont fait avoir de cette manière. Bruno Mercier cite le cas d’un américain dirigeant de Time Warner en Asie du Sud Est qui avait été approché par une prostituée/mannequin pour le compte de la mafia, et qu’on avait ensuite fait chanter.
Il y a aussi le cas de l’ambassadeur de France au Cambodge, qui trempait dans un trafic d’œuvres d’art khmers.
Les films réalisés lors de ces séances arrivaient jusqu’en Europe grâce aux miracles de la « valise diplomatique », au départ des aéroports cambodgiens.
Plusieurs boîtes de production locales étaient et sont encore probablement mêlées à ce trafic.
Cette fameuse tradition de valide diplomatique, cela implique au minimum une connexion entre l’ambassade de France au Cambodge et la mafia pédocriminel en question.
En outre, les responsables des valises diplomatiques dans les aéroports du Cambodge (tous contrôlés par le groupe Vinci) étaient liés à cette mafia.
Il semblerait qu’il s’agit d’une très vieille tradition française au Cambodge et ailleurs aussi en réalité.
Il y a bien longtemps, André Malraux, notre ministre de la culture, ce grand homme de lettres, s’est fait coincer au Cambodge pour avoir volé des têtes de statues anciennes khmers et il a même fait plusieurs mois de prison pour cela, avant que sa femme ne le fasse libérer en payant une forte somme.
Une corrélation avec l’affaire du Juge Borrel ?
Par la suite, Mr Mercier raconte que ce même réseau puissant est également présent en même temps à Djibouti. tout ceci à l’époque de la mort de Borrel.
Un certain Calabro, truand qui a fui Djibouti pour le Cambodge à l’époque de l’assassinat du juge Borrel. Cet homme a un grand ami qui est justement en charge des valises diplomatiques à l’aéroport de Phnom Penh.
Un flic de l’ambassade de France au Cambodge appelé M., qui est reparti au Cambodge après avoir conclu contre toute logique au suicide de Borrel.
Mercier évoque une affaire de conteneurs dans lesquels des armes prises aux Khmers Rouges au Cambodge fin 1993 et que l’armée française a déclaré avoir détruites à 60%, ont été livrées à Djibouti dans des containers estampillés « papier hygiénique ».
Une partie des armes se serait ensuite retrouvée au Rwanda.
Est-ce tout ceci aurait a été découvert par le juge Borrel ? Est-ce que la mafia est derrière ce transport d’armes ? Où ont-elles été distribuées ensuite?
Le doute est toujours permis.
Bruno Mercier dit aussi qu’il a été menacé par les services français au cas où il parlerait de tout cela à la justice.
En outre, on retrouve cette histoire de pédophilie en réseau à Djibouti au milieu des années 90.
«Madame Borrel dit que la pédophilie a été amenée en 1994 avec le prêtre qui devait s’occuper d’enfants perdus. Pourquoi 1994 ? » s’interroge Mercier, avant de préciser « En 1993 l’opposition à l’armée djiboutienne (FRUD) avait toujours le dessus, et d’un seul coup Djibouti reçoit des armes« .
L’intérêt est clair, car comme le dit Mercier, « Plus il y a d’affaires de pédophile, plus les autres trafics sont couverts« .
Que fallait-il couvrir, avec cette affaire de conteneurs d’armes, livrés à Djibouti ?
On peut toujours se poser des questions.
L’interview complet de Bruno Mercier avec l’Association pour le respect des droits de l’homme à Djibouti (ARDHD)
ARDHD: Monsieur Mercier, nous vous remercions d’avoir accepté notre invitation pour nous présenter votre livre et peut-être nous en dire un peu plus … sur ce que vous avez découvert. Comme vous le savez, notre Association a pour mission la Défense des Droits de l’Homme à Djibouti et nous n’avons aucune compétence en dehors de ce thème et de cette zone géographique : la Corne de l’Afrique.
C’est dans ce cadre que nous suivons l’évolution de l’enquête sur le meurtre Bernard Borrel et nous sommes intéressés par vos informations à ce sujet.
Si vous le voulez bien, nous aimerions pour commencer que vous puissiez nous parler des liens de cette mafia avec Djibouti et avec certaines personnalités qui y résident ou qui s’y rendent fréquemment….
ARDHD : D’abord, pourquoi avez-vous écrit et publié ce livre ? Beaucoup d’observateurs s’interrogent sur vos motivations …
Bruno Mercier : Cela fait 10 ans que j’essaie de dénoncer les activités de cette mafia. qui n’a plus aucune limite pour renforcer son pouvoir et qui manipule à outrance, par tous les moyens, des personnes honnêtes, des responsables d’entreprise ou même des fonctionnaires français en poste à l’étranger.
ARDHD : Comment avez-vous découvert l’existence de cette mafia. En général ce mode de fonctionnement est très discret .. Comment y avez-vous eu accès ?
BM : Quand j’étais encore militaire et en activité, j’ai participé, durant mes congés, à un voyage associatif en Asie du Sud-est. Informée, la Direction Protection Sécurité Défense m’avait demandé de me rapprocher de certains Français que j’avais rencontrés. Elle souhaitait avoir plus d’informations sur les activités d’une société de droit cambodgien tenue par plusieurs de ces français, Triangle Holding.
ARDHD : Qu’avez-vous découvert une fois arrivé au Cambodge ?
BM : Alors que cette société prétendait agir pour la protection les enfants, j’ai découvert qu’elle faisait exactement l’inverse. Ces Français employaient une dizaine de policiers pour constituer des dossiers sur des pédophiles occidentaux, afin de les faire chanter ensuite et de les enrôler ainsi dans un vaste réseau pédophile en Europe.
J’ai partagé un repas avec le directeur de Triangle et un ancien policier, au cours duquel il a été question “de monter” un chantage contre TOTAL Birmanie. Les chantages pouvaient toucher n’importe qui à partir du moment où il y avait de l’argent à récupérer.
ARDHD : Mais qui visaient ces chantages ?
BM : Différentes personnes. Par exemple des journalistes français pour mieux maîtriser la communication. Triangle Holding était organisée comme une véritable agence de renseignement et elle surveillait les faits et gestes des responsables politiques cambodgiens, dont l’actuel Premier Ministre Hun Sen.
Parallèlement, ces mafieux correspondent avec des officiers de la DST (Direction de la Surveillance du Territoire) à qui ils envoient des faux dossiers sur des expatriés ou des musulmans, en alertant, par exemple, sur le fait qu’ils prépareraient des attentats visant la France.
ARDHD : La pédophilie est-elle l’activité principale de cette mafia ?
BM : La pédophilie n’est pas l’essentiel : elle ne sert qu’à faire diversion pour camoufler d’autres activités bien plus lucratives comme le trafic de drogues, d’armements, de fausses monnaies ou le blanchiment d’argent. Elle sert aussi à faire vivre la base de cette mafia.
Les activités pédophiles peuvent aller, comme cela a été le cas au Cambodge, de films sur des enfants qui se font violer jusqu’à ceux qui se sont tuer dans des souffrances atroces.
ARDHD : Connaissez-vous des ressortissants étrangers, victimes des agissements de cette mafia ?
BM : Je peux vous donner à titre d’exemple, mais il n’est pas le seul, le cas de cet américain, dirigeant de TIME WARNER. La mafia l’avait fait approcher par une prostituée cambodgienne jusqu’à ce qu’il leur soit soumis.
Dix ans après les faits, la mafia a pu piéger d’autres dizaines d’américains. Une fondation US a d’ailleurs remis un prix d’un million de dollars à une ONG cambodgienne créée par la mafia qui a ses bureaux à Marseille. Ce n’est là qu’un exemple du résultat des manœuvres contre ce dirigeant de TIME WARNER.
ARDHD : En nous rapprochant de nos domaines d’observation. Voyez-vous des connexions avec cette mafia et l’assassinat du juge Borrel ?
BM : Il y a des protagonistes communs au Cambodge et à Djibouti. Je citerai, entre autres,
–
Calabro qui est un malfaiteur ayant fui Djibouti pour le Cambodge à la même époque que celle de l’assassinat du Juge,
–
Romani dont l’un des associés venant de l’île de la Réunion se retrouva égorgé au Cambodge,
–
l’ex-Préfet MARCHIANI qui a été cité sur un procès verbal de police comme étant le patron de ce réseau de mafieux et qui avait au milieu des années 1990 une société d’import-export à Djibouti.
– le policier Minianna que je retrouve au Cambodge après son séjour à Djibouti durant lequel il avait conclu au suicide du juge.
Ce n’est pas suffisant, certes, pour affirmer que ces personnes sont des mafieux ou des acteurs de l’assassinat.
Mais il faut savoir que les mafieux touchent à tous les trafics.
J’avais été mis dans la confidence du départ de conteneurs maritimes vers la Corne d’Afrique. On peut toujours se poser des questions légitimes sur les liens entre le Cambodge et Djibouti.
Dans mon livre, j’explique que les connexions entre toutes ces personnes sont fortes et qu’elles remontent à plusieurs années.
ARDHD : La mafia est-elle principalement Corse ?
BM : En aucune façon, puisque des Corses comme Paul Virgitti, Charles Ariotti et bien d’autres ont été les victimes de cette mafia ou qu’ils ont fait l’objet de manœuvre de sa part. Je reçois d’ailleurs en ce moment même beaucoup de soutien de la part de Corses.
ARDHD : Pourquoi, selon vous, la Justice française n’arrive pas à établir la vérité sur l’assassinat du Juge Borrel ?
BM : Ce sont des gens honnêtes qui sont les cibles de cette mafia et qui se font manipuler par elle. Ce que j’en sais, à partir de mon expérience du Cambodge, c’est que les mafieux se font souvent passer pour des agents des services de renseignement français.
Ils sont tellement persuasifs, que des personnes de bonne foi peuvent réellement croire servir la France en suivant les ordres de ces usurpateurs. Lorsque cela est nécessaire, les mafieux se font aussi passer pour des Franc-maçons pour s’acheter une honorabilité.
Tout leur système repose sur la manipulation des témoins qui vont devenir des complices sans s’en apercevoir. Et puis, il y a les compromissions et les chantages organisés envers des fonctionnaires français. L’ambassadeur de France au Cambodge en a été la victime. Le même scénario est plausible à Djibouti.
ARDHD : Nous avons suivi les développements judiciaires avec ARJOWIGGINS et avec le couple J… dont le mari nous avait téléphoné pour démentir vos affirmations. Où en êtes-vous ?
BM : les différentes plaintes devant la justice devraient parvenir à leur fin très prochainement. Afin de pas interférer avec une procédure en cours, vous comprenez que je sois tenu à un devoir de réserve. Pour ce qui est des J…, c’est maintenant un couple à la dérive. Le gendarme a dû quitter l »institution militaire. Bien qu’il s’en défende, je maintiens qu’il détient des pièces compromettantes liées à l’assassinat du juge Borrel.
Ce que l’on peut craindre c’est qu’ils soient victimes d’un accident avant que la justice ne puisse récupérer ces documents et ces supports informatiques.
ARDHD : Pourquoi être sorti de votre silence près de 10 ans après votre séjour au Cambodge et près de 15 ans après la mort du juge ?
BM : En fait, je me suis déjà exprimé à plusieurs reprises, en ma qualité de militaire puis de civil. A mon retour du Cambodge, j’ai fait mon compte-rendu à la DPSD et j’ai été menacé au cas où je révélerais quelque chose aux justices française et américaine.
Ce que j’ai néanmoins tenté de faire mais sans résultat. Je n’y ai gagné que des menaces et trois agressions. Il y a cinq ans, ce sont des enquêteurs du service des affaires criminelles de l’inspection de la Gendarmerie qui m’ont posé toute une série de questions en qualité de témoin dans le cadre d’une procédure officielle.
Par mes réponses, j’ai donné sans le savoir à l’époque des informations sur l’affaire Borrel. Ce n’était qu’en 2007, que j’ai découvert par un journaliste les détails cette affaire dont je n’avais que vaguement entendu parler.
J’ai compris alors qu’en 2000, j’avais mis les pieds dans un réseau mafieux international. Et je suis allé apporter spontanément mon témoignage à la Juge Sophie Clément. Depuis, j’ai encore trouvé des éléments qui pourraient être utiles pour l’instruction.
ARDHD : Monsieur Mercier, un grand merci pour toutes ces réponse et pour votre sincérité. Nous recommandons votre ouvrage à nos lecteurs : “La Mafia française, ses méthodes, ses réseaux”
A prendre les informations avec recul et pincette…
Même si nous savons tout que les réseaux pédophiles, la corruption, les valides diplomatique et tout trafic en tout genre dans les pays sous-développés comme au Cambodge est une réalité.
Il est important de garder un certain recul par rapport à toute ses informations, car il serait également fort probable que Mr Mercier était lui même lié avec ces réseaux. Puisque il dit lui même qu’il était infiltré dans ses réseaux mais prétend avoir toujours refusé de participer à cela.
De plus il fait probablement partie de la franc-maçonnerie, lui même donc complice en quelque sorte de réseaux puissant en France.
Malgré tout, le témoignage de Mr Mercier est intéressant car il permet de mettre en lumière les magouilles.
L’auteur veut faire porter les tares de la Franc-Maçonnerie à toutes les organisations sauf à la F.M.
Il martèle que les franc-maçons sont de bonnes gens tout vertueux, et dit même qu’ont à tenté à tort (bien sûr) de faire accuser la franc-maçonnerie dans le suicide-assassinat du magistrat Borrel.
Le livre à quand même un intérêt mineur, tout n’est pas à jeter car il explique assez bien les manigances de certains militaires, de certains policier ect.. pour manigancer un montage afin de piéger la cible.
Ils étudient la personne, ses vices surtout et lui tendent un guet-apens bien sûr photos et vidéos seront là pour procéder à un chantage.