L’héritage empoisonné au Cambodge, l’un des pays les plus minés au monde

Le nombre de victimes des mines terrestres au Cambodge augmente de plus de 40 % en 2019 selon l’Autorité cambodgienne de lutte antimines (CMAA).

Par rapport à la même période l’année précédente en 2018, il s’agit d’une augmentation de 42 %. En 2018, plus de 50 victimes avaient été recensées, dont 8 décès, 31 blessés et 11 amputations.

Le Cambodge est un pays encore pollué par des mines antipersonnel enfouies là lors de conflits lointains. Notamment au Laos aussi, le voisin du Nord.

Le Cambodge figure au palmarès des pays qui possèdent le plus d’engins explosifs sur leur territoire. (Selon Observatoire des mines)

Les pays où les mines antipersonnel font le plus de victimes.
Photo : Radio-Canada / Carto

En 2019 c’est plus de 36 000 mines et engins explosifs ont été détruits au Cambodge en 2019. Depuis 1992, plus de 500 000 mines antipersonnel ont été détruites par le CMAC (Le Cambodian Mine Action Centre).

Les pays où se trouve le plus de mine antipersonnel et d’engins explosifs (plus de 100 kilomètres carrés) Selon Observatoire des mines :

– Afghanistan
– Angola
– Azerbaïdjan
– Bosnie-Herzégovine
– Cambodge (!)
– Tchad
– Croatie
– Irak
– Sahara occidental
– Thaïlande
– Turquie

Les bombes à sous-munitions sont des petites bombes regroupées par dizaines ou par centaines dans un conteneur.

Entre 5 et 40% de ces mini-bombes n’explosent pas à l’impact au sol et se transforment de fait en mines antipersonnel.

En Asie du Sud-Est notamment au Cambodge, pendant la guerre du Vietnam, les Américains ont largué des millions de ces bombes à sous-munitions au Cambodge, au Laos et au Vietnam.

Ces « outils », utilisés en temps de guerre, ces armes sont enfouies dans le sol et explosent quand on marche dessus : le problème est qu’elles restent dangereuses des années après avoir été activées !

Une mine terrestre est une charge explosive conçue et placée de façon à être déclenchée, par l’action involontaire de l’ennemi, au passage de personnes ou de véhicules.

Les civils qui vivent en zone de conflits ou d’après-conflits comme au Cambodge doivent se méfier de différents types d’engins explosifs :

– Mines antipersonnel : mines terrestres posées ou enfouies dans le sol, parfois larguées par un avion, qui explosent sous la pression d’un pas.

– Mines antichar : mines terrestres aux charges plus puissantes que les antipersonnel

– Engins explosifs improvisés : des bombes artisanales, de plus en plus utilisées, notamment en Afghanistan et par les groupes non étatiques

– Restes explosifs de guerre : munitions explosives laissées sur le terrain à la fin des affrontements (grenades, mortiers, obus, roquettes bombes à fragmentation)

– Armes à sous-munitions : chaque arme est une coquille qui peut contenir des centaines de bombes. Ces armes sont larguées par un avion ou projetées à partir du sol. Elles explosent dans les airs et les centaines de bombes qu’elles contiennent se répandent sur la terre.

D’où viennent ces mines explosives?

Victime de bombardements intensifs durant la guerre du Vietnam, miné ensuite par des guerres civiles intestines pendant des décennies, le sol cambodgien regorge de ces souvenirs mortels qui tuent encore aujourd’hui.

Selon les estimations, il resterait encore plusieurs millions d’engins non-explosés à travers le pays.

Victime de son histoire troublée, la population cambodgienne paie encore aujourd’hui le prix de la folie de la guerre des années 70.

Les mines au Cambodge ont été posées durant plusieurs périodes différentes.

Avant et durant la période des Khmers Rouges entre 1970 à 1975. La pose a continué durant toute la période jusqu’à la « libération de Phnom Penh » en 1978 par l’armée vietnamienne.

La Thaïlande, voisin de l’OUEST du Cambodge aurait également fait usage de mine explosif afin de stopper l’afflux de réfugiés cambodgiens fuyant les Khmers rouges dès 1979.

Par le suite, le gouvernement mis en place par le Vietnam au début des années 80 a lui aussi posé des mines à cette frontière afin d’isoler et affaiblir les derniers bastions khmers rouges.

De plus le « l’ingéniosité » des producteurs de mines les a rendues insensibles à l’épreuve du temps. Arme à retardement, une mine peut encore tuer 150 ans après sa pose.

Mines anti-personnel, bombes à sous-munition, obus non-explosés, les termes varient mais la menace et le danger reste la même.

Il faudra attendre en 1998 et la reddition des derniers rebelles khmers rouges, avant d’entamer la véritable reconstruction de ce pays détruit et ravagé après plus de 20 ans de guerre.

Le pays survit grâce aux aides internationales.

Des campagnes de déminage commencent à voir le jour après la guerre mais ils nécessitent énormément de temps et d’investissement financier.

Aujourd’hui, les programmes de déminage sont toujours en cours.

L’économie est sinistrée par des décennies de conflits. Le pays survit grâce aux aides internationales. Des programmes de déminage commencent à voir le jour mais ils nécessitent énormément de temps et d’investissement financier.

Impact économique et social

Le fait que les campagnes et certaines zones du Cambodge soient minées freine considérablement la relance économique du pays.

En effet, surnommé arme « aveugle » par excellence, les mines frappent indifféremment soldats, civils et bétail.

Impossible de cultiver dans ces conditions.

De même, le dénuement économique pousse des villageois à récupérer le métal des engins non-explosés afin de le revendre.

Aujourd’hui le Cambodge semble s’engager sur une voie pacifique.

Campagne de déminage Cambodge

Le ratio minage/déminage s’est enfin inversé. Reste à espérer que les tensions frontalières avec la Thaïlande ou le Vietnam ne viendront pas, à nouveau, renverser le cours de choses.

Depuis les Accords de Paix de Paris signé en 1991, grâce aux dons de la communauté internationale, aux Nations unies et aux différents organismes de développement, les autorités ont pu déminer une grande partie des terres concernées.

Depuis 1992, c’est plus de 1 910 kilomètres carrés ont été déminés.

Ces actions ont permis de faire disparaître plus d’un million de mines antipersonnel, 25 153 mines antichars et environ plus de 3 millions de munitions non explosées en tout genre.

Ces sols aujourd’hui sûrs ont ouvert la voie à des usages productifs et à des possibilités économiques. Des milliers de résidents vulnérables et à faible revenu ont ainsi pu bénéficier de ce développement.

 Le gouvernement s’est engagé à faire du Cambodge un pays sans mine d’ici 2025. Nous espérons de tout cœur qu’à partir de 2026, aucun Cambodgien ne sera tué ou blessé par des mines terrestres   a déclaré M. Thuch, vice-président de la CMAA.

Il a ajouté que pour y parvenir, un engagement ferme de la part des partenaires internationaux, du gouvernement, du secteur privé et de la population demeurait indispensable.

40 ans après sa création dans les camps de réfugiés cambodgiens en Thaïlande, Handicap International continue d’accompagner les Cambodgiens les plus vulnérables, et parmi eux, des milliers de survivants de mines et restes explosifs de guerre.

Handicap International a mené d’importants projets pour lutter contre les mines, les bombes à sous-munitions (BASM) et restes explosifs de guerre au Cambodge.

En 1992, une recrudescence des accidents par mines, liée au retour de 375 000 réfugiés cambodgiens, a alarmé l’association.

Révoltée par l’absence de réponse, Handicap International a mené des activités de formation de démineurs cambodgiens, des activités de déminage des terres polluées, et de sensibilisation des villageois aux risques des mines et restes explosifs de guerre.

De 1993 à 2011, Handicap International et le CMAC (Cambodian Mine Action Centre) déminent ainsi 330 km² de terres, soit les deux tiers de la surface totale dépolluée dans le pays.

Depuis le Traité d’Ottawa en 1999, presque tous les pays du monde se sont engagés à ne plus utiliser ces armes.

Les 3 et 4 décembre 1997, le Traité d’Ottawa interdisant les mines antipersonnel était signé, marquant une victoire diplomatique sans précédent dans la lutte contre les « armes des lâches ». … Le Traité a été ouvert à signature les 3 et 4 décembre 1997 à Ottawa. Il est entré en vigueur le 1er mars 1999.

La consommation de viande de chien au Cambodge

Les Khmers du Cambodge mangent-t-ils du chien?

Malgré les tabous, le marché de la vente de viande de chien reste très répandu au Cambodge encore aujourd’hui, un business florissant, à l’abri des regards.

Le marché de la vente de viande de chien reste très répandu au Cambodge, un business très lucratif, brutal mais très pratique surtout pour les pauvres. Entre 2 et 3 millions seraient abattus sans respect des règles d’hygiène et sans souci du bien-être animal chaque année dans le royaume.

Au Cambodge et plus particulièrement dans la culture khmer, ce n’est pas une coutume de consommer de la viande canine.

Malgré tout, celle-ci est implantée au pays par les habitants natifs des pays voisins.

La pauvreté pousse les locaux à se lancer dans ce business très lucratif :

Voici comment ça marche : Des chasseurs part à la recherche des chiens errants ou passent de famille en famille, proposant des ustensiles de cuisine en échange de leur animal domestique.

Ils les embarquent dans des cages à l’arrière de leur moto et les revendent à des intermédiaires entre 2 et 3 dollars le kilo.

Les animaux sont ensuite conduits dans des abattoirs ruraux où les employés opèrent sans aucun contrôle et sans aucune protection alors que la rage est encore très répandue par endroits.

De plus avec la pauvreté, cela pousse les locaux à se lancer dans le busines de la vente de chien. C’est visiblement un business brutal mais très juteux.

« J’ai de la peine pour eux, mais c’est mon boulot de faire ça », déclare Hun Hoy, un employé de 59 ans à Siem Reap avant l’interdiction de la vente de chien.

Son activité peut lui rapporter entre 750 et 1.000 dollars par mois, contre 200 s’il travaillait, par exemple, dans l’industrie du textile.

Ses clients sont des restaurants en ville ou de simples échoppes en bord de route, où le chien est vendu en barbecue ou dans une soupe, pour 1,25 dollar.

Il y a malheureusement depuis des décennies, aucune loi qui encadre ou interdisent la vente de chien au Cambodge.

C’est seulement depuis 2020, qu’une seule ville du Cambodge a décidé d’interdire la vente de chien.

Siem reap, connu pour ses temples d’Angkor, est l’unique ville à ce jour interdisant la viande de chien.

Siem Reap est une province cambodgienne qui est la première du pays à avoir interdit la consommation de la viande de chiens.

La nouvelle loi sanctionne toute infraction par un emprisonnement de 5 ans et par une amande allant de 1500 à 11000 euros.

Cette prise de décision s’inscrit dans le contexte de la lignée des lois interdisant la consommation de viande de chiens qui ont été récemment promulguées dans différentes pays de l’Asie.

Four Paws une association qui œuvre pour la défense des droits des animaux. Cette dernière considère que cette nouvelle loi est un véritable pas en avant, car la région de Siem Reap constitue une zone où la consommation de viande de chien était très importante.

Le directeur du département de l’agriculture, des forêts et de la pêche de la région de Siem Reap, Tea Kimsoth, aurait affirmé que la viande de chien avait surtout gagné en popularité parmi les étrangers se trouvant dans le pays.

Les Sud-Coréens en seraient les plus grands amateurs, selon ses propos.

Contexte de la crise sanitaire mondiale :

Cette nouvelle loi stipule l’interdiction de l’élevage de chiens, la commercialisation ou l’achat de viande pour la consommation humaine. La loi punit de peines allant jusqu’à 5 ans de prisons et 11 000€ d’amende les contrevenants.

La décision de cette interdiction aurait été prise pour plusieurs raisons différentes.

Les temples d’Angkor, le plus grand monument religieux du monde est un lieu sacré qui attire plus de 2 millions de touristes chaque année.

Touristes qui pour la plupart n’apprécient guerre la consommation de viande canines.

Avec l’épidémie du covid19 qui dure depuis maintenant plus d’1 ans, les autorités veulent supprimer tous les freins possibles à la reprise du tourisme.

La deuxième raison c’est que les cambodgiens, plus particulièrement les khmers ethnie majoritaire de plus de 90% au Cambodge portent une attention croissante aux chiens.

Ils sont considérés comme des compagnons et comme de loyaux protecteurs des fermes et des maisons. Leur viande tend à être considérée comme vecteur de maladies.

On se l’accorde, la majorité des Occidentaux perçoivent cette pratique avec « répugnance ».

Et pourtant, la France abritait de nombreuses boucheries canines au XXe siècle. La consommation de viande de chien remonte même à l’Antiquité romaine.

La consommation de viande de chiens est une pratique ancestrale et plus répandue dans le monde (et pas juste en Asie) qu’on ne le croit.

C’est surtout principalement la famine et la pauvreté qui aurait pousser la consommation de chien.

En effet, déjà dans l’antiquité romaine ou encore dans la civilisation aztèque, consommer de la viande de chien était une pratique répandue. Ce n’est donc pas une nouveauté.

On estime approximativement qu’en Chine, 300 000 chiens seraient consommés par an.

Ce chiffre est énorme mais représenterait en moyenne un chien consommé par an pour 1500 personnes. Alors qu’en France un ménage consomme 2,3 kg de viande de cheval par an.

Les origines de la consommation de viande de chien :

Si chez la plupart des occidentaux , manger son animal domestique est inconcevable, elle est pourtant très répandue dans le monde.

Elle fait ainsi partie des pratiques culinaires de nombreux pays, notamment des pays d’Asie mais pas uniquement qu’en Asie. En effet, on la retrouve aussi en Afrique.

Les principales causes ayant amené à ce phénomène étaient la famine ou encore les grandes guerres, qui poussaient les populations à se tourner vers des viandes de qualité perçue comme inférieures.

La viande de chien (ou même de chat) en fait partie.

En France, la consommation de viande a été particulièrement importante pendant la guerre franco-prussienne de 1870.

Durant cette période, les boucheries de viande de chien furent nombreuses à Paris : un des principaux marchés au chien se tenait d’ailleurs rue Saint-Honoré.

Afin de mieux comprendre et peut-être relativiser , il est important souligner et d’établir la place du chien au sein des différentes cultures.

En Occident, le chien est considéré comme un animal domestique : un animal jusqu’à obtenir l’image du meilleur ami de l’Homme.

Dans la majorité des pays d’Asie du Sud-Est, c’est différent.

Très souvent, le chien n’est pas considéré comme un animal domestique, encore moins l’égal de l’homme.

Au contraire, les chiens y sont souvent persécutés, voire chassés.

Le nombre de chiens errants en Asie du Sud-Est est assez impressionnant d’ailleurs et confirme la position inférieure du chien au sein de la société.

Et si certaines familles ont des chiens, leur rôle est très différent. Au Cambodge le chien est un animal qui protège la maison : il vit donc dehors, jamais à l’intérieur et n’a pas les mêmes attentions que le chien domestiqué occidental. Exemple : on ne les promène pas dans la rue, on ne les caresse pas, on ne leur achète pas des accessoires.

Si vous vous rendez au Laos et au Cambodge, vous allez vous rendre compte qu’il y a très souvent des chiens errants sans maître en pleine rue au centre ville dans certaines régions. Ils sont souvent inoffensifs si ils ne se sentent pas menacés.

Il faudrait également souligner que ce n’est pas toute la population des pays d’Asies concernés qui consomment de la viande, en effet par exemple en Chine, c’est uniquement dans certaines régions qu’on peut retrouver de la de la vente de viande de chien.

La viande de chien est très prisée dans les régions froides situées au nord de la Chine ou encore en Mongolie, mais ce ne sont pas les seules rappelons-le.

C’est une culture culinaire à laquelle s’attachent également des pays comme la Corée, le Vietnam, les Philippines, le Laos ou encore le Mayanmar.

Dans ces pays d’Asie où l’on mange du chien, chacun a sa manière de cuisiner la viande.

Les recettes peuvent être multiples : la fondue au chien est la plus connue.

D’autres Asiatiques préfèrent le manger en soupe avec des légumes. Force est de constater et de souligner que tous les chiens ne sont pas destinés à la consommation.

En Chine, par exemple, seules les races de chien de grande taille type dalmatiens ou encore les lévriers spécialement élevés pour leur viande sont concernés.

À Taïwan, cette pratique est interdite. La loi interdit la viande de chien et de chat à table. De la même façon, la législation locale punit toutes personnes élevant ces animaux domestiques dans l’objectif de les consommer.

Pas d’amalgame :

Il serait très facile de juger, surtout pour les occidentaux vivant en Occident sans réellement connaître l’Asie notamment la Chine et de dire que les Chinois détestent les chiens.

Or, il suffit de se rendre sur un site web spécialisé sur les races de chien pour découvrir qu’il y a beaucoup de races asiatiques comme le Shiba Inu, le Chow Chow ou le Shit Tzu.

Ces races ont toutes un point commun : elles sont très fidèles car elles ont été habituées depuis des générations à suivre et à veiller sur leurs maîtres.

Il est même très fréquent d’avoir des chiens dans les monastères.

La relation des Chinois avec le chien est proche de la nôtre avec les chevaux.

Pour certains, ce sont des compagnons très proches et incroyable meilleur ami de l’Homme, pour d’autres, ce sont des animaux de travail qui peuvent se manger.

Chaque culture est différente, et dépend du contexte, de son histoire et de la situation du pays en question.

Une première extraction de pétrole au Cambodge

Hun Sen Premier Ministre du Cambodge au pouvoir depuis plus de 35 ans avait annoncé ce mardi 29 décembre sur son facebook officiel une première extraction de pétrole pour la première fois de son histoire.

Zone pétrolière au large du Cambodge

Le Premier ministre aurait salué une « réussite pour l’économie » du Cambodge pays, tandis que ses voisins thaïlandais et malaisiens exploitent déjà des ressources d’hydrocarbures dans le golfe de Thaïlande depuis les années la fin du 20ème siècle.

Le Cambodge aurait pris du retard par rapport à ses deux voisins comme la Thailande notamment et Phnom Penh n’avait signé un contrat avec une compagnie singapourienne, KrisEnergy, qu’en 2017.

Celle-ci détient actuellement plus 95% de la concession où a été extrait le pétrole, le reste appartenant au gouvernement.

Des responsables du groupe singaporien KrisEnergy serrent la main du ministre de l’Energie cambodgien Suy Sem, le 23 août 2017, après la signature d’un contrat entre les deux parties. (TANG CHHIN SOTHY / AFP)

Le dirigeant du Cambodge Hun Sen aurait balayé les inquiétudes sur l’utilisation transparente et à bon escient de cette nouvelle richesse.

C’est « une bénédiction » pour les Cambodgiens, a-t-il assuré, « ce n’est pas une malédiction comme cela a été dit par certaines personnes mal-intentionnées ».

Le brut a été extrait d’une zone située au large de la côte de Sihanoukville, dans le sud-ouest du pays.

Le gisement est doc exploité par une co-entreprise entre le Cambodge et la société singapourienne KrisEnergy.

La découverte du gisement en 2005

 

Photo ministère des mines et de l’énergie du Cambodge VIA AFP


Il y a plus de 15 ans en 2005, une entreprise américaine Chevron avait découvert pour la toute première fois des gisements de pétrole dans le Sud Est aux alentours de Sihanoukville au Cambodge.

L’entreprise Chevron était restée discrète sur ses opérations avant la découverte d’un gisement de pétrole, affirmant simplement dans le passé que des puits test d’exploration avaient révélé la présence « dispersée » de pétrole et de gaz, et non une concentration dans un « champ principal ».

Vers fin 2007, le dirigeant actuel du Cambodge le premier ministre Hun Sen avait mis en garde contre tout optimisme démesuré, affirmant qu’il était « hautement prématuré » de se lancer dans des estimations de réserves et de dates d’entrée en production.

Des experts ont également souligné que la découverte de réserves d’hydrocarbures ne constituait pas un gage de prospérité pour le Cambodge, l’un des pays les plus corrompus au monde, où, en dépit d’une croissance économique moyenne de 11% ces trois dernières années, près d’un tiers des 14 millions d’habitants vivent sous le seuil de pauvreté.

Seul le singapourien KrisEnergy, entièrement impliqué depuis 10 ans dans ce Bloc A de 3 083 kilomètres carrés, a persévéré.

Le Bloc A – la concession pétrolière la plus prometteuse du Cambodge – est un rêve qui refuse de mourir”, écrivait il y a un an sur Nikkei Asia.

En 2015, l’entreprise publie une vidéo sur youtube pour expliquer en détaille le Bloc A.

Selon les estimations, des centaines de millions de barils de brut se trouvent dans six zones, et KrisEnergy doit commencer à exploiter une première zone, de 3.000 km2, connu sous le nom de champ pétrolier d’Apsara.

Ce premier gisement offshore devrait afficher une capacité de production de 7.500 barils par jour à l’horizon 2020.

Plus de 7 500 barils produits par jour

 

Première extraction de pétrole dans le Bloc A connu sous le nom de champ pétrolier d’Apsara

 

Le ministère des Mines et de l’Énergie aurait déclaré selon le Phnom Penh Post que les cinq puits vont atteindre une production de 7 500 barils par jour.

Ces gisements se situent à 160 kilomètres au large du port de Sihanoukville.

L’américain Chevron avait été le premier, dès 2005, à découvrir des réserves dans cette zone.

Mais faute de pouvoir s’entendre avec le gouvernement cambodgien sur un accord de partage des revenus, il avait fini par se retirer.

En effet en 2008, la société Chevron avait annoncé la découverte gisement offshore commercialement rentable de 400 millions de barils situés dans le bloc A, au large de Sihanoukville.

La société américaine Chevron aurait dépensé 150 millions de dollars pour la prospection et estime à 600 millions de dollars le montant de l’investissement nécessaire pour démarrer l’extraction du brut.

La Banque Mondiale en estime les revenus associés à 128 millions de dollars par an au commencement de l’exploitation, et qui devraient atteindre un sommet de 1,2 milliard de dollars par an après 10 ans.

Une tentative négociations se fera entre Chevron et le Gouvernement cambodgien, et l’exploitation n’avait pas encore commencé à ce jour.

Le 11 août 2014 la société singapourienne KrysEnergy annonce avoir acheté pour 65 millions de dollars les participations de la société Chevron. KrysEnergy prend ainsi le contrôle des futures opérations sur le bloc A.

C’est seulement qu’en 2017 que me gouvernement avait annoncé le mercredi 23 août 2017, avoir attribué le premier contrat pétrolier de l’histoire du pays à la société singapourienne KrisEnergy et ce n’est que le 28 décembre 2020 une toute première exploitation se fait par cette même entreprise cotée à Singapour.

La compagnie aurait prévu initialement une production maximum de 7 500 barils par jour, un chiffre modeste comparé à la production de la Thaïlande ou du Vietnam.

Mais les recettes pourraient être significatives pour le gouvernement qui avait estimé en 2017 pouvoir retirer au moins 500 millions de dollars (409 millions d’euros) durant la première phase du projet.

L’avenir du pétrole après cette crise du covid19 en 2021

Selon BP, c’est le début de la fin pour la demande de pétrole

La demande mondiale de pétrole pourrait déjà avoir atteint son pic, selon BP. C’est la première fois qu’une « major » prédit un tel retournement alors que l’OPEP prédit une baisse de la demande mondiale de pétrole en 2020 et 2021.

La demande de pétrole dans le monde pourrait avoir déjà atteint son pic et ne plus cesser de décliner en raison des conséquences de la pandémie et de la transition énergétique, estime lundi le géant britannique des hydrocarbures BP.

Le groupe envisage trois scénarios sur la transition vers une énergie plus verte à échéance 2050, de la plus lente à la plus rapide.

Lire la suite sur latribune.fr

Ref:
https://asia.nikkei.com/Business/Industry-in-focus/Cambodian-oil-the-dream-that-refuses-to-die

https://www.france24.com/fr/20080326-le-cambodge-pourrait-produire-petrole-2011-energie-cambodge

https://lepetitjournal.com/cambodge/le-cambodge-produit-ses-premiers-barils-de-petrole-295390

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=3636527479729056&id=111975152184324

https://www.courrierinternational.com/article/2007/02/08/qui-va-profiter-de-la-manne-petroliere

https://www.google.com/amp/s/fr.vietnamplus.vn/le-cambodge-commencera-a-exporter-du-petrole-brut/119064.amp

https://www.cambodgemag.com/post/energie-premi%C3%A8re-goutte-de-p%C3%A9trole-cambodgien-dans-un-proche-avenir

https://m.lantenne.com/KrisEnergy-va-exploiter-le-premier-gisement-petrolier-du-Cambodge_a38564.html

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/selon-bp-c-est-le-debut-de-la-fin-pour-la-demande-de-petrole-857137.html

https://www.lapresse.ca/affaires/economie/2020-12-29/le-cambodge-extrait-du-petrole-pour-la-premiere-fois.php

https://m.lantenne.com/KrisEnergy-va-exploiter-le-premier-gisement-petrolier-du-Cambodge_a38564.html

https://lepetitjournal.com/cambodge/actualites/petrole-accord-avec-la-chine-pour-la-construction-de-la-premiere-raffinerie-du-cambodge-71798

https://lenergeek.com/2017/08/24/cambodge-exploitation-gisement-petrolier/

Oil and gas resources

https://www.courrierinternational.com/article/energie-le-cambodge-trinque-sa-premiere-goutte-de-petrole#:~:text=Il%20y%20a%20plus%20de,les%20premi%C3%A8res%20gouttes%20de%20brut.

https://www.lefigaro.fr/conjoncture/le-cambodge-devient-producteur-de-petrole-20201229

https://www.google.com/amp/s/www.francetvinfo.fr/economie/industrie/le-cambdoge-extrait-du-petrole-pour-la-premiere-fois-de-son-histoire_4237183.amp

https://www.google.com/amp/s/fr.finance.yahoo.com/amphtml/actualites/%25C3%25A9nergie-cambodge-trinque-%25C3%25A0-premi%25C3%25A8re-125447271.html

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Raffinerie_de_Sihanoukville