Du 20 au 22 février 2026, l’ancien aéroport international de Siem Reap se métamorphose en un centre culturel vivant, alors que la province organise une compétition traditionnelle de vol de cerf-volant appelée Khleng Ek.
L’événement s’inscrit dans le cadre d’un festival culturel et sportif de trois jours qui met à l’honneur ce savoir-faire ancestral propre à la culture khmère. L’objectif déclaré des autorités provinciales est de préserver et de transmettre ce patrimoine traditionnel tout en créant une occasion de rassemblement culturel pour les habitants et les visiteurs.

Une tradition millénaire remise au goût du jour
Les cerfs-volants traditionnels khmers, appelés Khleng Ek, ne sont pas de simples jouets : ils font partie d’une ancienne pratique culturelle liée aux rites agricoles et à la connexion avec les ancêtres. Ces cerfs-volants sont souvent fabriqués à la main, avec des matériaux comme le bambou, et intègrent une petite structure capable de produire un son caractéristique lorsque l’air circule, une façon symbolique d’honorer les esprits et de célébrer les saisons.

Au festival, les compétitions se succèdent, invitant artisans et amateurs à présenter leur maîtrise du cerf-volant, tant dans la construction que dans le vol. Des démonstrations et des performances culturelles accompagnent ces compétitions, offrant une célébration globale du patrimoine cambodgien.
Un lieu chargé d’histoire réinventé
Choisir l’ancien aéroport comme site de cet événement n’est pas anodin. Fermé depuis le transfert des vols vers le nouvel aéroport de Siem Reap-Angkor, cet espace est aujourd’hui reconverti en lieu d’expression culturelle et communautaire, offrant une vaste étendue adaptée aux activités en plein air comme le vol de cerfs-volants.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de valorisation des traditions locales, tout en dynamisant l’offre culturelle de Siem Reap au-delà de son rôle touristique centré sur le site d’Angkor Wat.
À travers le vol du Khleng Ek et les gestes qui le façonnent, ce sont des savoirs anciens, une mémoire collective et un lien profond à la terre cambodgienne qui continuent de s’élever, rappelant que le patrimoine vit autant dans les mains que dans le ciel.

