Le norry, souvent appelé « train de bambou », est un ancien moyen de transport utilisé au Cambodge.
Aujourd’hui, beaucoup de personnes en ont entendu parler sans vraiment savoir ce que c’était, à quoi il servait, ni pourquoi on n’en voit presque plus.
Cet article explique ce qu’était le norry, comment il fonctionnait, pourquoi il a disparu, et ce qu’il en reste aujourd’hui.
Qu’est-ce que le norry ?
Le Nouvel An chinois est une fête basée sur le calendrier lunaire chinois. Sa date change chaque année et se situe entre fin janvier et mi-février. Au Cambodge, ce n’est pas une fête nationale. Elle est célébrée principalement par les familles d’origine chinoise et sino-khmère, qui perpétuent cette tradition au sein de leur communauté.
Du 20 au 22 février 2026, l’ancien aéroport international de Siem Reap se métamorphose en un centre culturel vivant, alors que la province organise une compétition traditionnelle de vol de cerf-volant appelée Khleng Ek.
Ghost Mountain ne parle pas de mythes ni de peurs invisibles. Il raconte un fait historique précis, longtemps étouffé, survenu à la montagne de Dângrêk au moment où des réfugiés cambodgiens tentaient de fuir vers la frontière thaïlandaise.
Discrète par sa forme, mais puissante par son parfum, elle incarne une vision profondément khmère de la beauté et de l’identité.
Contrairement aux fleurs spectaculaires souvent mises en avant ailleurs, le romduol se distingue par sa sobriété. Sa floraison, modeste en apparence, libère une fragrance douce et persistante, particulièrement en fin de journée. Cette caractéristique reflète une valeur centrale de la culture khmère : la beauté intérieure prime sur l’ostentation.
Une fleur ancrée dans la culture et l’art khmers
Le romduol n’est pas seulement une plante. Sa forme stylisée apparaît depuis des siècles dans l’art khmer, notamment dans les motifs floraux sculptés sur les temples, les linteaux et les frises.
Ces représentations traduisent le lien étroit entre la nature, la spiritualité et l’esthétique khmère.
À travers ces motifs, le romduol devient un langage visuel, un symbole silencieux transmis de génération en génération.
À gauche et au centre, motifs floraux sculptés dans la pierre des temples d’Angkor. À droite, la fleur de romduol, symbole floral national du Cambodge.
Une présence vivante dans les gestes traditionnels
Au-delà de l’art et du symbole, le romduol continue de vivre dans les usages quotidiens.
Il est parfois tressé en bracelets floraux, réalisés à la main, fleur par fleur. Portés lors de cérémonies, de fêtes religieuses ou d’événements familiaux, ces bracelets prolongent la symbolique du romduol : douceur, respect, lien et protection.
Ces gestes ne transforment pas la fleur en bijou décoratif. Ils traduisent une relation intime à la nature et à la tradition, où le symbole reste discret et porteur de sens.
Bracelets floraux en romduol, confectionnés à la main et portés lors de cérémonies et traditions khmères.
Un emblème qui reflète l’âme du Cambodge
Si le romduol est l’emblème floral national, ce n’est pas pour sa rareté ni pour son éclat visuel, mais pour ce qu’il représente. Il incarne une culture de la retenue, de la résilience et de la continuité.
À l’heure où l’image du Cambodge est souvent réduite à ses temples ou à son passé, le romduol rappelle que l’identité khmère se manifeste aussi dans des symboles discrets, vivants, transmis sans bruit mais avec constance.
Chez EFK, on a choisi de parler du romduol parce que c’est un symbole que beaucoup connaissent de nom, mais que peu prennent le temps de comprendre. Cette fleur est partout dans la culture khmère, mais elle reste discrète, presque invisible, comme si elle allait de soi.
Le romduol, qu’il soit sculpté dans la pierre ou tressé en bracelet, fait partie de cette continuité.