Femme cambodgienne en haut blanc et krama rouge, observant un produit alimentaire thaïlandais dans un rayon rempli de marchandises « Product of Thailand ». Elle lit l’étiquette avec attention, exprimant un choix de consommation conscient.

Pourquoi le monde doit boycotter la Thaïlande aujourd’hui

Visuel de dénonciation montrant un soldat thaïlandais souriant, debout dans une école cambodgienne en ruines. À ses côtés, les drapeaux du Cambodge et de la Thaïlande apparaissent déchirés, avec les textes « Qui écrase le Cambodge ? » et « Agressions thaïlandaises ». L’ensemble souligne la violence des attaques et l’impact sur les civils.
Un soldat thaïlandais pose dans une école cambodgienne détruite, révélant la réalité brutale des violences commises à la frontière.

Quand on parle de boycotter la Thaïlande, beaucoup imaginent un conflit entre Khmers et Thaïs. Mais ce qui se passe à la frontière cambodgienne dépasse largement cette idée.

Cela touche aux valeurs humaines, celles que chacun dit défendre : justice, respect, solidarité, dignité.

La Thaïlande vit en grande partie du tourisme. Voyager là-bas revient, même sans le vouloir, à renforcer une économie qui tolère ou ignore des réalités difficiles : maisons détruites, pagodes rasées, écoles endommagées, familles déplacées, humiliations envers les Khmers.

Les touristes ne voient rien, mais les faits existent. Fermer les yeux, c’est déjà prendre position.

Pour beaucoup d’étrangers, ce n’est « pas leur conflit ». Pourtant, quand des civils perdent tout, la neutralité n’a plus de sens.

Le boycott n’est pas une attaque contre un peuple, c’est un geste pour ceux qui subissent des injustices, pour rappeler que la souffrance d’un petit pays ne doit pas être ignorée.

La Thaïlande montre au monde une carte postale parfaite. Plages, sourires, massages, prix bas. Cette image masque les tensions territoriales, les discriminations envers les travailleurs cambodgiens et un mépris répété envers le Cambodge.

Affiche touristique de la Thaïlande montrant une plage parfaite, collée sur une tôle dans un bidonville thaïlandais. En arrière-plan, un quartier très pauvre avec des habitations précaires, des déchets au sol, du linge suspendu et des habitants assis devant leurs maisons. L’image contraste fortement la carte postale et la réalité.
Entre images paradisiaques et réalité des quartiers pauvres, le contraste révèle ce que le tourisme ne montre jamais.

Boycotter, c’est refuser d’être complice de cette façade.

Les valeurs humanistes que beaucoup revendiquent prennent ici tout leur sens. Liberté, égalité, droits humains, justice : elles ne servent à rien si elles ne s’appliquent que lorsque c’est confortable.

Dire non au tourisme thaïlandais, c’est être cohérent avec ce que l’on dit défendre. La situation ne changera pas tant que les touristes continueront d’affluer et que l’argent continuera de circuler. Un boycott international crée une pression simple, pacifique, mais réelle. Souvent, c’est ce genre de geste qui fait évoluer les choses.

On n’a pas besoin d’être Khmer pour se sentir concerné. On a juste besoin de se demander ce que nos choix financent.

Choisir la Thaïlande aujourd’hui, c’est fermer les yeux. Choisir de dire non, même symboliquement, c’est donner un peu de force à un peuple qui n’a presque aucun moyen de se faire entendre.

Un boycott n’est pas un acte de haine. C’est un acte de conscience. Un geste pour la justice, pour la dignité, pour la paix.

Drapeau cambodgien planté au bord d’un bassin rempli de lotus au lever du soleil, avec Angkor Wat en arrière-plan. Un krama rouge et un chapeau traditionnel en rotin reposent sur une pierre, créant une ambiance sereine et culturelle.
Le drapeau cambodgien flottant face à Angkor Wat au lever du soleil, symbole de paix, de dignité et d’appartenance.

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