À l’ONU, une voix khmère pour la reconnaissance et la transmission culturelle

Une prise de parole au cœur du forum international

Le 27 avril 2026, lors de la session de l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones (UNPFII), tenue au siège de l’Organisation des Nations Unies à New York, un représentant de la Fédération du Bas Khmer, Kennedy Son, a porté une déclaration centrée sur la protection des droits culturels et linguistiques des Khmers autochtones.

Ce forum international, organisé du 20 avril au 1er mai 2026, aborde cette année les enjeux liés à la santé des peuples autochtones et aux situations de conflit.

Préserver la langue et la culture khmères

Au cœur de l’intervention, une demande claire adressée aux institutions internationales, notamment à l’UNESCO, pour renforcer les actions de sauvegarde de la langue et du patrimoine culturel khmers. La langue est ici présentée comme un pilier fondamental de l’identité, de la transmission et de la continuité d’un peuple.

La Fédération du Bas Khmer appelle également le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à soutenir la traduction et l’accessibilité de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (UNDRIP) pour les communautés khmères concernées.

Une question de reconnaissance identitaire

L’un des points soulevés concerne la manière dont les Khmers autochtones sont désignés. La déclaration insiste sur la nécessité de les reconnaître comme des peuples natifs, et non comme une minorité, afin de refléter leur histoire, leur enracinement et leur continuité culturelle.

Cette question de terminologie dépasse les mots. Elle touche directement à la légitimité, aux droits collectifs et à la place d’un peuple dans les cadres nationaux et internationaux.

Une présence continue depuis plus de deux décennies

Depuis 2004, la Fédération du Bas Khmer envoie chaque année des représentants à ce forum international. Cette constance traduit une volonté de visibilité, de documentation et de transmission des réalités vécues par les communautés khmères autochtones.

Observer, rapporter et témoigner sur la scène internationale permet d’inscrire ces enjeux dans un cadre global, où les droits culturels, linguistiques et humains sont discutés et reconnus.

Le soft power khmer à travers les instances internationales

Au-delà des revendications, cette présence régulière participe à une forme de rayonnement khmer. Porter la langue, la culture et les enjeux identitaires dans des espaces internationaux contribue à inscrire le patrimoine khmer dans les dialogues mondiaux.

La culture devient alors un levier d’influence, de reconnaissance et de transmission, affirmant la place du monde khmer dans les dynamiques contemporaines liées aux peuples autochtones.

Éveil Franco Khmer © 2020-2026 — Un projet de l'association Martial Mixed Arts Khmers (mmakhmer.fr)