Journée internationale des femmes 2026 : hommage à huit femmes khmères qui inspirent la diaspora

À l’occasion de la Journée internationale des femmes 2026, plusieurs figures féminines de la diaspora cambodgienne sont mises à l’honneur pour leur engagement, leur leadership et leur contribution à la reconnaissance de l’histoire et de la culture khmère.

Ces femmes, issues pour beaucoup de familles ayant survécu au génocide cambodgien et à l’exil, incarnent aujourd’hui la résilience et la capacité de la diaspora khmère à contribuer activement aux sociétés dans lesquelles elle vit.

(De gauche avec droite, première ligne)
Nite Yun, la cuisine khmère comme mémoire vivante

Cheffe cambodgienne-américaine, Nite Yun est la fondatrice du restaurant Nyum Bai à Oakland, en Californie.

À travers sa cuisine, elle met à l’honneur les saveurs traditionnelles du Cambodge tout en racontant l’histoire des réfugiés khmers. Son travail culinaire dépasse la simple gastronomie : il participe à préserver une mémoire culturelle et à faire découvrir la richesse de la cuisine cambodgienne au grand public.

Khemarey Khoeun, une voix khmère en politique locale

Khemarey Khoeun est une élue locale à Long Beach, en Californie, ville qui abrite l’une des plus importantes communautés cambodgiennes hors du Cambodge.

Son engagement politique vise à renforcer la représentation des communautés issues de l’immigration et à promouvoir une gouvernance locale plus inclusive.

Son parcours symbolise l’émergence d’une nouvelle génération de responsables politiques issus de la diaspora khmère.

Lian Cheun, organiser la jeunesse khmère

Lian Cheun dirige l’organisation Khmer Girls in Action, basée à Long Beach.

Cette association mobilise les jeunes Cambodgiennes et Cambodgiens autour des questions d’éducation, de justice sociale et de droits des travailleurs. Son travail contribue à renforcer l’engagement civique de la jeunesse khmère aux États-Unis.

Loung Ung, porter la mémoire du génocide cambodgien

Survivante du régime des Khmers rouges, Loung Ung est l’auteure du livre First They Killed My Father, un témoignage devenu une référence internationale sur le génocide cambodgien.

Militante des droits humains, elle sensibilise également le public aux conséquences des mines antipersonnel et aux traumatismes laissés par les conflits.

Theary Seng, une militante pour la démocratie

Avocate et militante politique, Theary Seng s’est engagée depuis des années pour la justice et la démocratie au Cambodge.

Son travail de plaidoyer porte notamment sur la mémoire du génocide, l’éducation civique et la responsabilité politique dans le Cambodge contemporain.

(De gauche à droite, deuxième ligne)
Khatharya Um, une voix académique pour l’histoire des réfugiés

Professeure à l’Université de Californie à Berkeley, Khatharya Um est une chercheuse reconnue pour ses travaux sur les diasporas cambodgiennes et la mémoire du génocide.

Ses recherches contribuent à documenter l’histoire des réfugiés cambodgiens et à donner une visibilité académique à l’expérience des communautés khmères dans le monde.

Sreyram Kuy, de la survie à l’engagement médical

Chirurgienne et spécialiste des politiques de santé, Sreyram Kuy s’est engagée dans l’amélioration de l’accès aux soins pour les communautés vulnérables.

Son parcours personnel, marqué par l’histoire des réfugiés cambodgiens, nourrit son engagement en faveur d’un système de santé plus accessible.

Chan Hopson, soutenir les familles de la diaspora

Chan Hopson est une organisatrice communautaire engagée auprès des familles cambodgiennes aux États-Unis.

Son travail consiste à soutenir les jeunes, préserver la culture khmère et accompagner les communautés encore marquées par les conséquences de la guerre et de l’exil.

Des parcours qui incarnent la résilience khmère

Ces huit femmes illustrent la diversité des engagements de la diaspora cambodgienne : culture, politique, recherche, santé, militantisme et organisation communautaire.

Leurs parcours rappellent que, malgré les épreuves de l’histoire, la diaspora khmère continue de construire, transmettre et faire rayonner l’identité cambodgienne à travers le monde.

En cette Journée internationale des femmes, leur engagement rappelle que les femmes khmères jouent un rôle essentiel dans la transmission de la mémoire, de la culture et des valeurs de leur peuple.