Le Nouvel An chinois est une fête basée sur le calendrier lunaire chinois. Sa date change chaque année et se situe entre fin janvier et mi-février.
Au Cambodge, ce n’est pas une fête nationale. Elle est célébrée principalement par les familles d’origine chinoise et sino-khmère, qui perpétuent cette tradition au sein de leur communauté.
Les célébrations durent plusieurs jours et sont centrées sur la famille. Les maisons sont préparées, des offrandes sont faites aux ancêtres, et les proches se réunissent autour de repas traditionnels. Les adultes offrent des enveloppes rouges, appelées ang pao, aux enfants pour leur souhaiter chance et protection.

Dans certains quartiers et commerces, le Nouvel An chinois est aussi visible dans l’espace public.
Les décorations rouges sont très présentes et des animations traditionnelles peuvent avoir lieu.
La danse du lion est la plus courante. Accompagnée de tambours et de cymbales, elle a pour but symbolique de chasser les mauvaises énergies et d’apporter prospérité, notamment aux commerces. La danse du dragon, plus rare, est parfois organisée lors d’événements plus importants.

La couleur rouge occupe une place centrale. Elle est associée à la chance et à la protection. Cette symbolique vient d’une ancienne légende selon laquelle le démon Nian craignait le bruit, le feu et le rouge.

Aujourd’hui, ces éléments sont utilisés de manière symbolique pour commencer l’année sous de bons auspices.

Au Cambodge, l’entrée dans la nouvelle année est également associée à un signe du zodiaque chinois, un repère symbolique connu de la population. En 2026, l’année est placée sous le signe du Cheval, symbole d’énergie et de mouvement.

Au Cambodge, le Nouvel An chinois reste une célébration communautaire, avec ses propres codes et traditions, distincte des fêtes nationales du pays.
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EFK | Éveil Franco-Khmer
