Les Khmers rouges ne surgissent pas soudainement en 1975.
Ils sont le produit d’un long processus politique, idéologique et géopolitique, qui commence bien avant leur prise de pouvoir et s’inscrit pleinement dans le contexte de la guerre froide en Asie du Sud-Est.
Entre 1967 et 1972, les États-Unis ont mené un programme militaire secret baptisé Operation Popeye.
Ce programme s’est déroulé sous la présidence de Richard Nixon, dans le contexte de la guerre du Vietnam, à une période où Washington cherchait des moyens indirects d’entraver les forces communistes sans engager davantage de troupes au sol.
En février 2019, l »ambassade des États-Unis au Cambodge aurait affirmé sur sa page Facebook officielle qu’il n’y avait aucune preuve que le gouvernement américain était impliqué dans le coup d’État cambodgien de 1970 qui a précipité une grande partie des troubles qui ont ravagé le pays dans les années qui ont suivi.
Le Cambodge, victime collatérale de la guerre du Viêt-Nam et qui finira par être submergé par la vague des Khmers Rouges à Phnom Penh.
Le guerre du Vietnam qui aura impliqué indirectement ou directement le Cambodge Entre 1963 à 1970 Cambodge a été massivement bombé par les américains dans la zone Est du pays soupçonné d’une présence des soldats vietscongs.
Ces bombardements avait un tonnage pratiquement aussi élevé du tonnage total des bombardements larguées durant la seconde guerre mondiale.
Cette opération surnommée « Menu » a été opéré à la demande du nouveau président américain Richard Nixon et du futur prix Nobel de la paix Henry Kissinger.
Pendant l’opération, l’aviation des États-Unis effectue 3 875 sorties et largue 108 000 tonnes de bombes sur le Cambodge, sans déclaration de guerre selon Wiki.
D’autre sources chiffrent cela à 539 129 tonnes.
Autrement dit, de manière totalement illégale.
Puisque en cette période également, il faut noter que le Cambodge était neutre.
Le dirigeant américain Nixon mentait sur l’impact des bombardements au Vietnam
Nixon aurait « mentit » sur l’impact des bombardements au Vietnam en 1972 sur l’impact réel des bombardements sur le Vietnam, en pleine campagne pour sa réélection, d’après une note secrète dévoilée dans un nouveau livre d’un des journalistes à l’origine du scandale du Watergate.
Dans l’une de ces notes de janvier 1972, rendue publique par le Washington Post, le Président M. Nixon enrage auprès de son conseiller à la sécurité nationale, Henry Kissinger, de l’impact «nul» d’années de bombardements américains sur le Nord-Vietnam, le Laos et le Cambodge.
Carte indiquant les zones bombardées du côté EST du Cambodge proche de la frontière vietnamienne.
Pour être plus précis, le Cambodge, le Laos et le le Vietnam ont reçu, à partir de 1965 sous la présidence de Lyndon Johnson, puis sous celles du président Richard Nixon au moins autant de bombes que le tonnage total de celles larguées sur l’Europe par les Etats-Unis et le Royaume-Uni pendant la seconde guerre mondiale soit 2 756 941 tonnes visant 13 000 villages lors de 230 516 sorties aériennes sur 113 716 sites autant que les 2 770 540 de tonnes de bombes larguées sur l’Europe durant toute la seconde guerre mondiale.
Le nombre de morts de civils cambodgiens et de Khmers rouges causés par les bombardements américains est contesté et difficile à démêler de la guerre civile cambodgienne au sens large.
Les estimations du nombre total de victimes vont de 30 000 à 500 000.
D’autres sources indiquent plus de 700 000.
Il faut aussi prendre en compte les dommages collatéraux : famine, blessure, habitat détruire, agriculture détruite…
Les Khmers Rouges une créature indirecte des américains
L’intervention américaine au Cambodge plus en particulier les bombardements massifs) aurait finalement contribué au renforcement du mouvement khmer rouge, dont les effectifs passèrent de 4 000 en 1970 à 70 000 hommes en 1975 et à leur prise du pouvoir.
La plupart des Khmers Rouge ont été recruté pour l’une des raison : Se venger de américain et des pays occidentaux.
L’Agent orange déversé au Cambodge?
Pendant la guerre américaine au Vietnam, des millions de gallons de défoliant Dioxin, également connu sous le nom d’agent orange, ont été déversés dans la campagne vietnamienne.
Le produit chimique, et d’autres similaires, ont été pulvérisés dans le cadre de l’opération Ranch Hand, qui a eu lieu entre 1962 et 1971.
Le but officiel de l’opération était de tuer les arbres et les cultures, privant les soldats de la guérilla Viet Cong de couvert forestier et de sources de nourriture.
La conséquence involontaire, cependant, a été l’exposition de 4 millions de citoyens vietnamiens à un produit chimique que personne ne comprenait parfaitement, et qui a maintenant été liée à de graves malformations congénitales chez les enfants et petits-enfants des personnes exposées.
Washington aurait officiellement admis les effets à long terme de l’utilisation de la dioxine au Vietnam, mais a largement contourné le problème au Cambodge et au Laos voisins.
On peut prendre l’exemple de Dauk, 24 ans, fait partie de plusieurs personnes vivant dans des villages frontaliers du sud-est du Cambodge qui, bien qu’elles soient nées dans des familles sans antécédents de malformations, sont sorties de l’utérus avec des défauts tels que des membres manquants ou raccourcis, des croissances anormales de la tête et des troubles du développement.
Ces difformités, précédemment rapportées par le Phnom Penh Post, n’apparaissent que chez les personnes nées après 1970 l’année où les anciens disent que les États-Unis ont pulvérisé des parties de leur village, situé à environ un mile de la frontière du Cambodge avec le Vietnam, avec une poudre qui a irrité leur yeux et tué les plantes environnantes.
Les résidents et certains chercheurs disent maintenant que cette poudre était probablement l’agent orange, le défoliant préféré de la guerre du Vietnam à base de dioxine aux États-Unis, qui, selon les scientifiques, provoque le cancer et les maladies cardiaques chez les personnes directement exposées et un éventail de malformations congénitales chez leurs descendants.
Contrairement à la pulvérisation généralisée d’herbicides au Laos et au Sud-Vietnam pendant une longue période, un cas de défoliation au Cambodge a entraîné un incident international majeur.
Cette attaque a eu également lieu contre des plantations d’hévéas appartenant à la France et au Cambodge dans la province de Kampong Cham du 18 avril au 2 mai 1969, à une époque où les États-Unis n’avaient pas de relations diplomatiques avec le gouvernement de l’époque, le prince Norodom Sihanouk.
Les dommages causés étaient importants.
Les bombardements américains d’il y a 50 ans façonnent toujours l’agriculture cambodgienne. Les agriculteurs évitent les zones fertiles dont la terre molle peut contenir des munitions non explosées Via #Economist
Le gouvernement américain et des équipes d’inspection indépendantes ont confirmé que 173 000 acres avaient été pulvérisées (7% de la province de Kompong Cham), dont 24 700 gravement touchées.
Les plantations d’hévéas représentaient environ un tiers du total du Cambodge et représentaient une perte de 12% des recettes d’exportation du pays.
Le Cambodge était officiellement neutre pendant la guerre du Vietnam, bien que la partie orientale de son territoire ait été sujette à l’infiltration à la fois par les forces spéciales américaines (« opération Daniel Boone ») et les guérilleros sur les parties sud du sentier Ho Chi Minh.
Cependant, aucun herbicide n’a été admis à être utilisé et les opérations américaines à grande échelle au Cambodge ne commenceront pas avant l’invasion secrète d’avril 1970.
Les preuves disponibles indiquent Air America, le principal entrepreneur aérien de la CIA.
Une fois que l’étendue des dégâts à Kampong Cham est devenue évidente, les autorités cambodgiennes ont déposé une plainte officielle auprès des États-Unis.
Ce n’était pas la première fois.
Le Cambodge avait fait des allégations de guerre chimique contre les États-Unis à partir de 1964; lorsqu’une réponse américaine était donnée, c’était toujours pour nier que des attaques avaient eu lieu.
Un missionnaire américain qui était au Cambodge à l’époque note: cependant, le mécanisme d’indemnisation des agriculteurs pour les dommages causés par les pulvérisations semblait bien établi et courant, ce qui suggère que des incidents similaires s’étaient produits auparavant.
Des traces de l’Agent Orange à Svay Rieng
La province de Svay Rieng proche de la frontière vietnamienne.
La province cambodgienne de Svay Rieng est aux premières loges du conflit entre le Viêt Nam et les États-Unis.
« Officiellement », elle n’a jamais été la cible de ces arrosages de défoliants qui visaient à déloger l’ennemi des forêts au Viêt Nam et au Laos.
Mais certains de ces villageois cambodgiens portent les stigmates de ce que leurs grands-parents ont ingéré à l’époque.
L’agent orange ou dioxine induit des changements épigénétiques, explique la directrice de l’ONG américaine War Legacy Project.
Mais aux reporters du Phnom Penh Post, elle rappelle la difficulté de prouver scientifiquement le lien entre ces herbicides et les malformations.
La directrice de l’ONG évoque aussi le contexte diplomatique actuel : les États-Unis nient encore le lien entre agent orange et malformations congénitales, hormis les cas de spina bifida.
Les archives officielles du gouvernement américain de l’opération Ranch Hand montrent que les missions de pulvérisation d’herbicides ont traversé la frontière dans la province de Svay Rieng au Cambodge, bien que très peu de recherches aient été effectuées sur les effets.
M. Pov Soun, chef du village de Svay Ta Plauk, était alors un soldat d’une vingtaine d’années, en poste dans le district voisin de Svay Tiep témoigne.
« Trois avions ont fait une embardée au-dessus de nous, plongeant, et nous avons vu de la poudre blanche couler hors des avions », se souvient M. Soun. « Nous nous cachions dans des tranchées creusées. À environ 500 mètres de nous, nous avons vu le jet. si blanc », dit-il.
« Nous ne savions pas ce que c’était exactement, mais d’après nos hypothèses, personne n’a jamais jeté d’eau, juste des produits chimiques. »
M. Soun a déclaré que le produit chimique n’avait pas d’odeur, mais que les avions ressemblaient à des vêtements déchirés. Immédiatement après avoir pulvérisé la zone, des bombes ont été larguées.
« Les arbres ont brûlé », a déclaré M. Soun, expliquant que le village avait été évacué avant les pulvérisations et qu’aucune personne n’a été autorisée à revenir pendant plus d’un mois.
En tout cas à ce jour officiellement l’Agent Orange n’a pas été envoyé sur le Cambodge.
En tout cas pour l’instant, seuls des témoins oculaires pour attaquer mettent en évidence des enfants déformés.
L’agent orange est un herbicide et un produit chimique défoliant , l’un des herbicides arc-en-ciel à «usage tactique» . Ce produit utilisé comme arme de guerre, il est largement connu pour son utilisation par l’armée américaine dans le cadre de son programme de guerre herbicide, Operation Ranch Hand, pendant la guerre du Vietnam de 1961 à 1971.a
Voici des images rare de l’intervention de l’armée vietnamienne. Première intervention le 25 décembre 1978 et chute des Khmers Rouges à Phnom Penh le 7 janvier 1979.
Les Khmers rouges s’opposent à la volonté hégémonique et expansionniste des Vietnamiens sur les pays de la région, et visent à récupérer le territoire du Kampuchéa Krom, que la plupart des khmers considèrent comme le berceau de leur peuple.
Au cours des années du pouvoir des Khmers Rouges; plusieurs attaques vont avoir lieu sur le frontière vietnamienne.
Malgré les combats, les dirigeants du Vietnam aurait tenté de réunifié et du Kampuchea ont procédé à plusieurs échanges diplomatiques publics tout au long de 1976 pour mettre en évidence les relations prétendument fortes entre eux.
Cependant, dans les coulisses, les dirigeants kampuchéens ont continué à craindre ce qu’ils percevaient comme un expansionnisme vietnamien.
Par conséquent, le 30 avril 1977, les Khmers auraient lancé une autre attaque militaire majeure contre le Vietnam.
Choqué par l’assaut kampuchéen, le Vietnam a lancé une frappe de représailles à la fin de 1977 pour tenter de forcer le gouvernement kampuchéen à négocier.
L’armée vietnamienne s’est retirée en janvier 1978, même si ses objectifs politiques n’avaient pas été atteints; les Khmers rouges sont restés peu disposés à négocier sérieusement.
Les combats à petite échelle se sont poursuivis entre les 2 pays tout au long de 1978, alors que la Chine tentait de négocier des pourparlers de paix entre les deux parties.
Cependant, les deux gouvernements n’ont pas pu parvenir à un compromis.
À la fin de 1978, les dirigeants vietnamiens ont décidé de destituer le gouvernement du Kampuchéa démocratique dominé par les Khmers rouges, le percevant comme pro-chinois et hostile au Vietnam.
C’est le 25 décembre 1978, les troupes vietnamiennes entrèrent à Phnom Penh, la capitale du Cambodge. Elles renversèrent le régime de Pol Pot et mirent à la place un régime ami de Hanoi.
Cette invasion répond aux sanglantes incursions des Khmers rouges sur leur territoire tout au long de l’année.
Quand le New Tork Time annonce que le Vietnam entre dans Phnom Penh en 1979
Près de 150 000 troupes vietnamiennes et 30 bataillons du Front Uni National de Salut du Kampuchéa (FUNSK) envahissent le territoire cambodgien et écrasent l’Armée révolutionnaire du Kampuchéa en seulement deux semaines.
Le 8 janvier 1979, la République populaire du Kampuchéa, pro-vietnamienne, est créée. C’est le début d’une grande occupation par le Vietnam qui va durer plus de 10 ans.
Lors de leur première intervention, ils avaient rasé, brûlé toutes les maisons des villages, violant les femmes et tuant leurs enfants. Ils avaient emmené tous les habitants et piller tout ce qu’il y avait de bon sur le passage : moteur, riz..
Les soldats vietnamiens avaient reçu l’ordre d’occuper les terres abandonnées et d’y faire venir leur famille pour les coloniser.
Mais, les Vietnamiens avaient riposté violemment, infligeant à leur tour de lourdes pertes.
Malgré une cuisante défaite les Khmers Rouges avaient pu se replier vers les camps de réfugiés, au nord-ouest du pays proche de la Thailande.
Très rapidement ils avaient réorganisé une armée, avec le soutien de la Chine et des pays occidentaux comme les Etats-Unis et le Royaume-Unis.
Une bataille entre les Khmers Rouges et l’armée vietnamienne qui va durer plus de 10 ans jusqu’à la signature des Accords de Paix de Paris en 1991.