Balades touristiques et souffrance animale : l’histoire de Sambo à Angkor

Les éléphants ne sont pas faits pour porter des humains sur leur dos.
Ce poids répété, jour après jour, les abîme et les épuise.

Pendant longtemps, cette réalité a été ignorée.
On parlait d’attraction touristique.
De tradition.
D’expérience à vivre.

Mais ce qui était présenté comme une attraction touristique avait un prix.

Le prix payé par l’animal

Ce prix, ce sont les éléphants qui l’ont payé.

À Angkor, pendant des années, un éléphant a porté des touristes. Chaque jour. Sous la chaleur. Avec une charge sur le dos. La mort du dernier éléphant d’Angkor a rendu cette réalité impossible à ignorer.

Cet éléphant s’appelait Sambo.
Il avait entre 40 et 45 ans et il s’est effondré alors qu’il transportait des touristes sous une chaleur écrasante.
Sa mort a marqué les esprits.

Elle a montré ce que beaucoup refusaient de voir.

Un éléphant n’est pas une attraction.
Ce n’est pas un objet pour le tourisme.
C’est un être vivant.

Une interdiction tardive mais nécessaire

Après la mort de Sambo, les balades à dos d’éléphant ont été interdites sur le site d’Angkor. Cette décision reconnaît enfin que cette pratique faisait du mal.
Mais elle arrive trop tard pour lui.

On parle de protection, mais rien ne change vraiment

Depuis cette interdiction, certains lieux ont changé leur façon de parler.
Ils disent protéger les éléphants.
Ils parlent de bien-être.
De culture à préserver.

Ils se présentent comme sérieux.
Comme des lieux responsables.
Comme des associations qui font le bien.
Mais dans la réalité, rien ne change vraiment.

Les éléphants servent toujours à attirer les touristes, les balades, les photos.
Les activités payantes.

Changer les mots ne change pas la réalité.

La culture comme justification

La tradition est souvent mise en avant pour faire accepter l’inacceptable. La préservation culturelle devient une monnaie d’échange. Un argument pour continuer.

Mais préserver une culture ne devrait jamais se faire au détriment d’un être vivant. Un éléphant n’est pas un symbole à exploiter.

Ce n’est pas une vitrine touristique.

Ce qui a été interdit à Angkor doit poser question ailleurs

Si cette pratique a été interdite à Angkor pour une bonne raison, elle ne devrait pas continuer ailleurs sous d’autres formes,
ni sous d’autres discours.

Respecter les éléphants, ce n’est pas changer la présentation. C’est changer les pratiques.

Note aux touristes

Si vous aimez vraiment les éléphants,
ne montez pas sur leur dos. Ne payez pas pour des balades, des photos ou des “expériences”.

Ce que vous achetez finance une pratique qui fait souffrir. Même quand elle est bien présentée. Même quand elle est emballée dans de beaux mots.

Regarder un éléphant vivre librement,
marcher à ses côtés sans le forcer, le respecter à distance, c’est déjà beaucoup.

Le tourisme a un pouvoir.
Celui de faire continuer.
Ou celui de faire arrêter.

Choisissez le respect.

En savoir plus :

Pour aller plus loin, rejoignez notre groupe privé pour échanger, discuter et debattre autour de sujet lié au Cambodge et à l'histoire et culture khmer

En entrant votre e-mail, vous recevrez des e-mails d'actualités du Cambodge ainsi que les dernières nouveautés du site et nos plates-forme.