Pourquoi le Cambodge dépend encore des ONG pour survivre

EFK – Éveil Franco-Khmer

Le Cambodge avance, mais une réalité persiste : une grande partie des services essentiels du pays repose toujours sur les ONG.

Éducation, santé, aide sociale, protection des enfants, environnement, droits humains : on retrouve souvent des logos d’organisations internationales là où l’État devrait normalement être présent.

Pourquoi cette dépendance existe encore aujourd’hui.

La réponse tient en plusieurs points historiques et économiques.

Le pays a été détruit et n’a jamais eu le temps de se reconstruire entièrement

Entre la guerre civile, les Khmers rouges, l’occupation, et la crise humanitaire qui a suivi, le Cambodge a perdu :

• ses médecins
• ses enseignants
• ses ingénieurs
• ses cadres administratifs

Une génération entière a disparu.
Le pays est reparti de presque zéro.
Les ONG sont venues remplir un vide immense que l’État était incapable de combler.

Le budget de l’État est trop faible

Le Cambodge a un des budgets publics les plus bas d’Asie.
Avec peu de ressources, l’État doit prioriser : routes, sécurité, infrastructures.

Conséquences :

• pas assez pour les hôpitaux
• pas assez pour les écoles
• pas assez pour les programmes sociaux
• pas assez pour protéger les populations vulnérables

Les ONG compensent ce que l’État n’a pas les moyens de financer.

Une économie encore fragile et inégale

Le Cambodge dépend de :

• l’habillement
• le tourisme
• les investissements étrangers
• l’agriculture

Ce sont des secteurs instables.
Quand ils ralentissent, le pays souffre immédiatement.

Les ONG deviennent alors un filet de sécurité pour les familles les plus exposées.

Le manque de services publics structurés

Beaucoup de domaines essentiels ne sont pas encore suffisamment organisés :

• santé mentale
• aide aux victimes
• protection de l’enfance
• accompagnement des personnes handicapées
• lutte contre la pauvreté

Les ONG prennent le relais parce que l’État n’a ni les équipes, ni le temps, ni les ressources pour tout gérer.

Une confiance internationale qui passe plus par les ONG que par l’État

Beaucoup de bailleurs de fonds préfèrent donner leur argent aux ONG plutôt qu’aux gouvernements.

Pourquoi ?
• transparence
• suivi des projets
• résultats mesurables
• gestion plus rapide

Du coup, le financement international arrive surtout via les ONG.

Les ONG ont pris une place structurelle dans le pays

Après plus de 30 ans de présence, certaines ONG sont devenues essentielles :

• elles forment les enseignants
• elles remplacent des services publics
• elles financent des écoles
• elles construisent des centres de santé
• elles accompagnent les communautés

Le Cambodge s’est habitué à fonctionner avec elles.

Conclusion

Le Cambodge ne dépend pas des ONG par choix, mais par nécessité.

Ce sont elles qui ont comblé les manques créés par les guerres, la pauvreté, le manque de budget et les faiblesses des services publics.

Un jour, le pays pourra peut-être se passer d’elles.

Mais pour l’instant, sans les ONG, beaucoup de familles, d’enfants, de villages et de quartiers seraient laissés sans aucune aide.

En savoir plus :

Pour aller plus loin, rejoignez notre groupe privé pour échanger, discuter et debattre autour de sujet lié au Cambodge et à l'histoire et culture khmer

En entrant votre e-mail, vous recevrez des e-mails d'actualités du Cambodge ainsi que les dernières nouveautés du site et nos plates-forme.